PRESENTATION :

 

Bruno Gaudin, architecte DPLG et Virginie Brégal, architecte, ont fondé leur agence en 1998, dans un ancien atelier industriel du 11e arrondissement. Bruno Gaudin est parallèlement enseignant à l’École d’architecture de Paris-La Villette.

 

Au sein de l’Atelier Gaudin Architectes, ils ont le privilège de pouvoir s’intéresser à de multiples typologies d’édifices publics et réalisent ainsi des projets dans des domaines aussi divers que celui des ouvrages d’art, des équipements sportifs, des bibliothèques, des espaces tertiaires, de l’hospitalier, du logement… ou encore le dessin de mobiliers au sein des projets. Depuis 2007 ils sont chargés de la maîtrise d’œuvre du chantier de rénovation totale du site Richelieu. Ils poursuivent dorénavant leur travail pour la phase 2 de cette rénovation.

 

Ce très large champ de questions qui porte sur des édifices bien différents par leurs programmes et leurs contextes amène l’agence à concevoir des projets à des échelles allant du projet urbain - comme c’est le cas actuellement à Clisson – jusqu’au design – les luminaires du métro parisien par exemple. Cette ouverture est à la fois une chance, celle de pouvoir renouveler sans cesse la curiosité et une nécessité, celle d’échapper à la spécialisation qui stérilise l’envie d’architecture. Chaque sujet, chaque construction peut-être propice à l’invention, tant du point de vue spatial que du point de vue de la fabrication.

 

Pour l’Atelier Gaudin, l’invention n’est pas entendue comme la nécessité d’être visible, mais comme le moyen d’apporter une réponse pertinente aux questions posées ou à celles jugées essentielles. Ce n’est donc pas l’image qui prime mais la capacité d’une forme, d’une structure, d’une mise en œuvre, d’une lumière à donner naissance à un lieu singulier, un vide hospitalier, un intérieur habitable. Ce caractère qui appartient en propre à chaque édifice, prend sa source et son fondement dans un contexte, dans un bâtiment existant, un paysage, un sol…

 

Depuis plusieurs années, l’atelier a mené des opérations complexes de rénovation et restructuration de bâtiments dédiés à des services publics (BNF, hôtels de police, centre d’art…), aussi nous avons acquis une expérience certaine dans ce domaine de la conception et du suivi de réalisation. Face aux exigences contemporaines d’accessibilité, de qualité d’usage, de sobriété économique, il n’est pas simple d’adapter un bâti existant. La restructuration lourde est souvent plus simple que la préservation du patrimoine. Pourtant, un véritable effort de réflexion, d’analyse, de recherche doit être fait pour que le génie propre d’un lieu soit à la source du caractère, de qualité d’un bâtiment rénové, retrouvé, réinventé. C’est ce à quoi l’atelier est attaché.

 

Il faut ainsi savoir lire et reconnaitre l’existence même de ce qui précède l’intervention, pour tirer l’essence et la substance nécessaires à la justesse du projet. La construction prend ainsi naissance dans les capacités de déconstruction, d’analyse, de décryptage, conjuguées à l’intérêt pour la matérialité et l’art de bâtir, ainsi qu’à une sensibilité aux choses du monde.